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Comprendre le retour du Maroc au sein de l’UA

Inéluctablement, les centaines d’accords commerciaux conclus entre le Maroc et les pays africains montrent que le Maroc a entamé un processus d’intégration régionale. Pour l’achever, il veut accéder à un marché africain pour valoriser ses avantages compétitifs sous-exploités en Afrique comme l’agriculture, les produits chimiques ou le textile. Par ses multinationales comme La Royal Air Maroc pour le transport aérien ou Attjariwafa Bank pour les services bancaires, le Maroc a été classé en 2015 comme le deuxième investisseur africain. Pourtant, la valeur totale des échanges extérieurs du Maroc avec l’Afrique reste faible : 6,4%. L’Afrique étant le continent de toutes les convoitises en raison de ses promesses de croissance économique, le Maroc veut figurer en position majeure dans un pôle, cadre dans lequel s’organise désormais la gouvernance mondiale. Il continuera et mettra un point d’honneur sur ses investissements dans le continent et sur ses intérêts économiques importants dans toutes les régions du continent. Mais par sa grande expérience acquise au fil du temps, le Maroc pourrait partager son savoir et son expertise avec l’Afrique dans plusieurs domaines cités plus haut.
D’une manière générale, l’économie du continent est fragilisée par la baisse du prix du pétrole et de nombreux minerais. Elle reste dépendante de l’exportation de produits à faible valeur ajoutée comme certains produits agricoles. Les services comme la santé, l’énergie ou le transport restent déplorables. Ce contexte est éminemment favorable pour le Maroc qui par son offensive économique peut tracer une belle trajectoire de croissance et de développement. Qui plus est, la capitale économique du royaume chérifien se hisse à une position de choix dans le classement des places financières africaines. De nouvelles opportunités font d’elle un acteur économique et e développement déterminant du continent, malgré son recul d’un rang dans le dernier Doing Business de la Banque mondiale en occupant la 69e place.
En conséquence, il nous apparait évident que le Maroc, dont la population est particulièrement instruite que le reste de l’Afrique, a le privilège de se trouver sur l’une des grandes routes des échanges nord sud et le plus près du premier ensemble commercial mondial qui s’appelle l’Europe doit revenir dans l’UA dont il constituera un pôle fort. Il lui appartiendra de protéger sa population de l’obscurantisme et du wahhabisme.
Qui plus est, le Maroc a compris depuis longtemps qu’il doit ancrer son action économique sur sa base, l’Afrique pour profiter du bloc économique qu’elle constitue en termes de population. Nous parlons d’un milliard d’habitants. C’est quand même plus important que les 65 millions de Français ou les 46 millions d’Espagnols auxquels il s’est adressé en priorité jusqu’ici. Il reste donc une énorme marge de progression à accomplir, qui ne peut être que bénéfique pour les deux parties.
ALVIC INVESTMEMTS CONSULTING

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